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الأحد، 7 سبتمبر، 2014

De l'agression des enseignants à celle des ministres: tout le monde est dans la ligne de mire des agresseurs

De l'agression des enseignants à celle des ministres: tout le monde est dans la ligne de mire des agresseurs
contradictions flagrantes Le communiqué de la rentrée scolaire 2014-2015 et ses contradictions flagrantes. Med El khodari,Inspecteur,O.P,Casablanca  Point de vue
Med El khodari,Inspecteur,O.P,Casablanca 
Point de vue
C’est avec consternation que nous avons été informés de l’agression de « Najat »,enseignante à Arbaoua (Région de Kénitra).Une violence physique et morale par « les loups affamés de la forêt de Arbaoua ».Avec opiniâtreté et persévérance,nous exprimons notre soutien inconditionnel à « Najat » et à toutes les victimes(hommes et femmes) de l’agression.
Agression sous tous ses aspects: physique, morale, sexuelle, politique et syndicale, fiscale, administrative, atmoshérique, …et l’agression de « l’Oncle Sam »(Uncle Sam) et des grandes puissances.
Le moins qu’on puisse dire :exprimer notre condamnation de tels actes barbares et ignobles. Rappelons-nous, donc , la citation prophétique : D’après
Abou Sa3ïd Al-Khoudri (que Dieu soit satisfait de lui) a dit qu’il a entendu le Messager d’Allah (que Dieu prie sur lui et le salue) dire : (Celui d’entre vous qui voit un acte blâmable, qu’il le change avec sa main (action) ; s’il ne peut pas, qu’il le change avec sa langue ; et s’il ne peut pas, qu’il le change avec son cœur, et c’est le plus bas degré de la foi) Rapporté par Mouslim.
عن أبي سعيدٍ الْخُدْرِيِّ رضي الله عنه قال: سمعتُ رسولَ الله صلى الله عليه وسلم يقوُل: « مَنْ رَأَى مِنْكُمْ مُنْكَراً فَلْيُغَيِّرْهُ بِيَدِهِ، فَإنْ لمَ يَسْتَطِعْ فَبلِسانِهِ، فَإنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَبقَلْبِهِ، وَذَلِكَ أضْعَفُ اْلإِيمَانِ ».. رواه مسلم                                       
Il est indéniable que l’agression,avec ses multiples facettes est devenue une monnaie courante et mondiale.Partout tant de victimes de violence physique et morale,d’harcèlement sexuel(et autres),…
Et les autres agressions : attaques d’avions d’assaut et de bombardiers avec des canons,roquettes,bombes et missiles air-sol...,à Gaza,en Syrie,en Iraque et ailleurs?
Des agressions,des tueries sont perpétrées par la CIA dans les régions tribales du Pakistan depuis 2006.Des drones(Anglais=faux-bourdon)ou UAV (Unmanned Aerial Vehicle),pilotés à distance depuis l’Amérique,ne cessent de bombarder le Waziristan du Nord, région frontalière avec l’Afganistan,fief abritant les talibanes afghanes et pakistanais et Al Qaida.Les Etas-Unis justifient leurs agressions et leurs tueries par la poursuite des dissidents.L’essentiel pour Obama ;c’est d’attaquer les ennemis de l’Amérique avec des drones sans risquer la vie de ses citoyens .
Mais pourquoi l’Oncle Sam tue-t-il plus de populations  civiles innocentes que de combattants et scissionnistes ? Des moyens sophitiqués pour bombarder avec des drones et des  « Kill-List » ,« kill TV » (Anglais :kill=tuer) et « attaques signées »…
Remarquons,ici, « la logique et l’absurdité » américaine :invention de « Kill-List »,« Kill TV » et de la locution « no-kill ». L’expression « no-kill »est une pratique de pêche américaine consistant à remettre à l’eau (le poisson pêché) pour un meilleur rendement...A nous d’en déduire !Un poisson est mieux qu’un être humain…Et voilà la logique de l’Oncle Sam !
Et les suicides,ne sont-ils pas une forme d’agression envers soi-même ? Se tuer,se donner la mort,n’est,en réalité,qu’une agression atteignant son paroxysme…  
Une nouvelle culture de violence est née.C’est une agression d’une autre dimension,pire que ce que nous avons vécu à  « l’école coranique » :"vous égorgez et je me charge de dépouiller(أنت ذبح وأنا نسلخ   ).
Nous sommes tous et toutes à la merci de violence.Tout le monde est dans la ligne de mire des agresseurs.          
Mais pourquoi agresse-t-on les ministres? Deux agessions, l'une verbale et l'autre physique,de deux ministres. Situation normale, quand on laisse agresser les enseignants,les manifestants,les parlementaires,les journalistes...Et les services d'ordre,à leur tour,sont agressés et molestés par les pions du Polisario, lesquels pions vivent au dépens de tous(toutes) les Marocains(es). 
Les conducteurs de véhicules,à leur tour,sont souvent agressés par les agents de circulation(pas tous) :payer une lourde amende ou une corruption. D’autres conducteurs  sont agressés verbalement ou par des gestes de mépris, de dédain et même ,quelquefois, d'arrogance.
En fait,tout le monde est agressé d'une manière ou d'autre…
Et l’agression sur le pouvoir d'achat ? Et l’agression" absurde " du fisc dont nous sommes victimes: payer la vignette automobile de roulage sur pistes, creux et crevasses... 
Et voilà que tout le monde est tabassé et victime de coups et blessures. Coups et blessues d'une autre dimension et de gabarit différent,plus grave que les chocs physiques, les contusions et les hématomes.
Mais,parmi toutes ces agressions,notre Justice ne "reconnaît" que l'agression physique et verbale.
Et les autres agressions?                                                       _____________________________________________
Exemples d’agressions
Agression des ministres et des parlementaires :

Nabil Benabdallah agressé par coup de pierre
نبيل بنعبد الله ينقل إلى مستشفى اسا إثر تلقيه لضربة بحجرة على راسه
نون توداي- أسا

أفاد قبل قليل مراسل "نون توداي" باسا، أنه تم نقل "نبيل بنعبد الله"، الأمين العام لحزب التقدم والإشتراكية، ووزير السكنى والتعمير، إلى المستشفى المحلي بالمدينة، لتلقي العلاجات الضرورية من جرح أصيب به إثر تلقيه ضربة على مستوى الرأس بحجرة يجهل لحد الساعة مصدرها، مع العلم أنه تمت محاصرته من طرف عدد هام من ممثلي بعض الفئات الإجتماعية التي تنظم أشكالا احتجاجية منذ مدة للمطالبة بإيجاد حل لملفاتها الإجتماعية.


-Houcine El  Ourdi agressé verbalement au sein du parlement.
 في زمن بنكيران وزير الصحة يعنف بمؤسسة البرلمان
في سابقة هي الاولى من نوعها في تاريخ المؤسسة التشريعية تعرض وزير الصحة الحسين الوردي، بداخل لجنة القطاعات الاجتماعية بمجلس النواب، لهجوم عنيف مصحوب بسيل من السب والاتهام من طرف ثلاثة أطباء ينتمون إلى المجلسين الجهويين لصيادلة الشمال والجنوب الذي قررت الحكومة حلهما.
وتم توجيه سيل من الاتهامات للوزير وعدد من الكلمات النابية من طرف المسؤولين أمام أنظار النواب وعدد أعضاء ديوانه الذين تدخلوا لحماية الوزير من الهجوم الذي كاد سيتحول إلى عنف مادي، ليتدخل بعدها أمن مجلس النواب لاعتقال الأطباء إلى حين حضور الشرطة القضائية التي ستفتح تحقيقا في الحادث الغريب.
الأطباء الذين تم إدخالهم للمؤسسة التشريعية من طرف نائبة برلمانية عن حزب الاصالة والمعاصرة واجهوا الوزير بعدد من الكلمات من قبيل "وزير أخر الزمان"، و"ما فديكْش" خلقوا حالة من عدم الرضا داخل المؤسسة التشريعية التي استهجن جميع النواب هذا السلوك
الوردي غادر المؤسسة في حالة نفسية مضطربة وممتعض مما تعرض له، حيث اتصل على فور خروجه بالأمين العام لحزبه، محمد نبيل بن عبد الله، ووزير العدل والحريات مصطفى الرميد الذي صادف وجوده في لجنة العدل والتشريع وحقوق الانسان حيث آوقف اجتماع اللجنة، بالإضافة إلى وزير الداخلية محمد حصاد، مطالبا إياهما بفتح تحقيق في النازلة.
الحادث المذكور جاء يوم واحد فقط على بيان شديد اللهجة الذي أطلقه المسؤولين عن المجلسين الجهويين لصيادلة الشمال والجنوب اللذين صادقت الحكومة على مشروع قانون رقم 13-115 يقضي بحلهما وإحداث لجنة خاصة تناط بها مهمة تحضير
وتنظيم انتخابات أعضاء مجلسين جهويين جديدين، حيث شرع اللجنة في مناقشة المشروع والمصادقة عليه.

-Un parlementaire agressé par la police
La police marocaine accusée d'avoir agressé un parlementaire 
L’affaire de l'agression d'un jeune parlementaire par les forces de l’ordre lors la dispersion d'une manifestation des diplômés chômeurs, la semaine dernière à Rabat, suscite une grande polémique au Maroc.
Le sujet de l'agression policière subie par Abdesamad El Idrissi, député du Parti pour la justice et le développement (PJD), a été soulevé lors de la séance parlementaire du lundi 31 décembre.
Le jeune député était intervenu lors de cette manifestation de jeudi pour demander aux policiers de relâcher un jeune diplômé chômeur qui avait été agressé et arrêté par les forces de l’ordre.
D'après le ministre en charge des relations avec le parlement Habib Choubani, ces évènements doivent être traités dans le cadre du respect des institutions.
"Le comportement d'un fonctionnaire ne doit pas remettre en cause la politique de tout un gouvernement. Une enquête est en cours pour déterminer les responsabilités", a-t-il relevé.
Les parlementaires s’insurgent. Abdellah Bouanou, président du groupe du PJD à la Chambre des représentants, souligne que cette agression constitue un précédent dangereux qui exige la prise de mesures fermes contre les agresseurs.
Le président de la Chambre des représentants Karim Ghellab a quant à lui immédiatement adressé une lettre au chef du gouvernement et au ministre de l’Intérieur pour demander l’ouverture d’une enquête.
"La question ne concerne pas qu’un parlementaire ou son groupe, mais elle touche la Chambre des représentants dans son ensemble. Aussi allons-nous suivre cette affaire jusqu’au bout, jusqu’à ce que les responsables répondent de leurs actes", a-t-il expliqué lors d’une séance plénière de la Chambre des représentants le 28 décembre.
Le ministre des Affaires étrangères Saad Eddine El Othmani a déclaré samedi lors du conseil national du PJD que ce genre de pratique est inacceptable, précisant que le ministre de l’Intérieur Mohand Laenser avait donné des instructions pour l’ouverture d’une enquête et qu’il fallait maintenant attendre ses résultats.
Le politologue Mohamed Sellaki signale que l’affaire du jeune député met sur la table le recours abusif à la violence par les forces de l’ordre lors des dispersions des manifestations.
Il estime que les justifications données le 30 novembre par le chef de gouvernement Abdelilah Benkirane aux interrogations des parlementaires sur ce sujet incitent les forces de l’ordre à dépasser les bornes.
Benkirane avait en effet déclaré que les interventions se font dans le cadre de la loi et que les forces de l’ordre ne font qu’accomplir leur mission en dispersant les manifestations pour éviter d’appréhender des manifestants. Il avait appelé les citoyens à les respecter et à éviter de les provoquer.
Sellaki affirme que la violence dont a été victime le parlementaire du PJD doit inciter Benkirane et son équipe à procéder à une évaluation objective de l’utilisation de la violence à l’égard des citoyens, soulignant que même les parlementaires de la majorité tirent, eux aussi, la sonnette d’alarme sur cette question.
Du côté des citoyens, l’inquiétude est également de mise.
"Nous assistons tous, dans les avenues de Rabat, à la violation des droits de l’Homme", affirme Karima Afellai, une enseignante.
"Les jeunes sont matraqués devant le parlement. J’espère que l’affaire de ce parlementaire permettra de redresser la situation, car elle n’est pas digne du Maroc d’aujourd’hui", dit-elle.

Agression des autres… :
1)L’enseignante Najat victime de coups et blessures et tentative de viol,à Arbaoua.
أستاذة تنجو من محاولة اغتصاب بإقليم القنيطرة
تعرضت الأستاذة نجاة ص لمحاولة اعتداء واغتصاب، عندما كانت في طريقها لتوقيع محضر الدخول يوم الثلاثاء الماضي بمجموعة مدارس “ضريسة” بجماعة عرباوة بإقليم القنيطرة

و أفادت مصادر متطابقة، أن الضحية تعرضت لهجوم رفقة صديقتها من مجهولين بالحجارة من اجل جرهما إلى الغابة  نتج عنه إصابتها بكسر في احد اصابعها وجروح في الوجه ، في حين تمكنت زميلتها من الفرار لطلب النجدة


2)Une enseignante victime de tentative de viol et agression physique… , à  Kétama, Province d’Al hoceima.
نجاة أستاذة من محاولة اغتصاب.. أحد المجهولين بإقليم الحسيمة طرحها أرضا وحاول انتزاع ملابسها
ناظورسيتي | فريد البقالي

نجت أستاذة أحد مدارس كتامة إقليم الحسيمة مؤخرا من اعتداء شخص مجهول كان بصدد محاولة اغتصابها بعد أن طرحها أرضا وحاول نزع ملابسها. 

وقالت مصادر إن الشخص كان بصدد محاولة اغتصـاب الأستاذة قبل أن تفاجئـه أحد زميلات الأستاذة التي خرجت من منزلها فلاذ الجاني على إثرها بالفرار صوب وجهة مجهولة. 

وفيما منحت لللأستاذة المعتدى عليها شهادة طبية تثبت مدة العجز في 25 يوما جراء ما لحق بها من أضرار نفسية وجسدية، فقد وضعت شكاية في الموضوع لدى مصالح الدرك الملكي والسلطات المحلية لتكثيف جهودها قصد اعتقال الفـاعل. 

سوق ناظورسيتي     

3) Une enseignante agressée par des parents,à la région de Kénitra
Une enseignante agressée par des parents en classe
Général | Publié le 10.02.2014
Une enseignante de la langue arabe, en poste dans la région de Kenitra, a été victime d'agression, en plein cours, de la part des parents furieux. Reportage Al Oula

4)Un professeur de mats (que je connais) abressé sauvagement par un élève,à Salé.
Benkirane rend visite à l'enseignant agréssé dans un collège à Salé
Abdelilah Benkirane a rendu visite à l'enseignant victime d'une agression dans un collège à Salé. | Photo: Mohsine Idrissi
Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, accompagné du ministre de l'Education nationale, a rendu visite, jeudi, à l'enseignant victime d'une agression à l'arme blanche dans un collège à Salé.
Benkirane, a exprimé à cette occasion la solidarité de l'ensemble des membres du gouvernement avec lui et la détermination du gouvernement à assurer la protection du corps enseignant contre tout acte malveillant.
Le gouvernement "fera preuve de fermeté face à tout ce qui a trait au port d'armes à l'intérieur des établissements d'enseignement et se tiendra aux côtés des cadres pédagogiques en cas d'agression quelle qu'en soit la nature", a déclaré M. Benkirane à la presse à l'occasion d'une visite qu'il a effectuée en compagnie du ministre de l'Education nationale, Mohamed El Ouafa au collège Al-Koutoubia où s'est produit l'acte d'agression, en signe de solidarité avec les enseignants.
"Notre culture ne nous autorise pas à attenter aux enseignants ne serait-ce que verbalement, que dire de celui qui leur inflige des coups et blessures pouvant entrainer la mort", s'est-t-il exclamé, déplorant l'agression dont a été victime cet enseignant.
Le chef du gouvernement, accompagné du ministre de l'Education nationale, a visité à cette occasion plusieurs classes où il a dispensé des conseils aux élèves, signalant que cette agression est un acte isolé qui ne doit pas se reproduire.
De son côté, le délégué régional du ministère de l'Education nationale, Said Bellout a indiqué que le phénomène de la violence scolaire doit être approché de manière collective avec la participation de l'ensemble des secteurs concernés et avec la contribution des association de la société civile.
La directrice du collège Al-Koutoubia, situé au quartier Sidi moussa, a de son côté prôné une approche psychologique pour faire face à ce fléau appelant à une approche fondée sur le dialogue avec les élèves.
L'épouse de l'enseignant victime de l'agression, qui exerce depuis 34 ans en tant que professeur de mathématiques, a insisté sur la nécessité d'assurer la protection de la famille des enseignants et de leur garantir des conditions de travail convenables.
Le professeur en question a été agressé lundi dernier par un élève qui lui a asséné plusieurs coups de couteaux à l'intérieur de la classe avant de prendre la fuite. L'enseignant a été grièvement blessé au cou et à la main droite, ce qui a nécessité une intervention chirurgicale.

5) Partout au Maroc,la violence dans les établissements scolaires
La violence dans les établissements scolaires/ Les enseignants dans la ligne de mire des élèves
Un grand nombre d’élèves ne ressentent aucune compassion envers les enseignants agressés.
Casablanca 15 h. De passage devant un lycée de la métropole on est surpris de rencontrer un groupe d’adolescents sortant de l’enceinte de l’établissement. «Si tu me provoques, je te règle ton compte», lance l’un d’eux, un grand bâton à la main et poussé par certains de ses camarades.
Une scène très fréquente dans une grande majorité des lycées et collèges du Royaume. Les jeunes d’aujourd’hui semblent, en effet, prédisposés à la violence plus que jamais, non seulement entre eux, mais bien souvent les enseignants s’avèrent être leurs cibles favorites.
On se souvient encore de l’affaire qui avait défrayé la chronique en décembre dernier et au cours de laquelle un élève avait poignardé son enseignant au niveau de la nuque, dans un collège à Salé avant de prendre la fuite, laissant l’enseignant dans un état grave qui a nécessité une intervention chirurgicale. Un incident qui est venu mettre en lumière la gravité de la situation, puisque cette agression est, malheureusement, loin d’être un cas unique.
Récemment aussi, une enseignante a été agressée à l’arme blanche dans un lycée à Kénitra : un groupe d’élèves l’a encerclée dans le parking avant de lui écorcher le visage. 
«Les enseignants ne nous traitent pas bien. Ils s’absentent souvent, n’expliquent pas bien les cours et se permettent en plus de donner de mauvaises notes. Il est vrai que certains élèves dépassent les bornes, mais on ne peut pas dire que les enseignants ne méritent pas ce qui leur arrive», indique Hamza, 15 ans. Une froideur qui laisse perplexe. Un grand nombre d’élèves ne ressentent, en effet, aucune compassion envers les enseignants agressés. «Ce sont les enseignants qui nous ont poussés à devenir aussi violents. D’ailleurs, tous les enseignants ne se font pas agresser, c’est dire que les autres doivent forcément avoir quelque chose à se reprocher», souligne Jouad, 16 ans.
De leur côté, les enseignants affirment être dépassés par les évènements. «L’adage selon lequel “l’enseignant a failli être un messager” n’est plus d’actualité de nos jours. Les élèves n’ont plus aucun respect pour leurs professeurs. Cela fait des années que les choses ont commencé à se dégrader : il y a eu d’abord la période où l’agression était juste verbale et aujourd’hui elle est physique», confie, Abdeslam, enseignant de français depuis 20 ans. Et d’ajouter : «Ce phénomène ne touche pas que les garçons, même les filles s’y mettent. L’autre jour, une élève a jeté une chaise sur son enseignant qui lui a demandé de quitter la classe pour turbulence».
La violence n’est pas une caractéristique des garçons, mais c’est toute une génération qui est touchée. Bouchaib Karoumi, psychiatre, estime que cette situation est due à plusieurs facteurs. «Les adolescents sont en pleine phase de développement où la genèse du comportement violent est importante. Donc ils sont prédisposés à être agressifs entre eux, contre l’établissement scolaire ou contre les enseignants», explique-t-il. Et de poursuivre : «Toutefois, d’après les rencontres que nous organisons avec les adolescents au niveau des établissements scolaires, il s’avère que plusieurs facteurs viennent renforcer la violence chez les ados. En premier lieu, il y a la drogue. En effet, elle est à l’origine d’un grand nombre de troubles de comportements chez les jeunes élèves. Ensuite, il y a le malaise lié à l’adolescence ; une phase mal gérée dans le milieu familial caractérisé par la carence éducative, le manque de communication et la violence». Le psychiatre parle également de manque de communication avec les enseignants dont la plupart traitent les ados comme des enfants, ce qui a tendance à révolter les élèves.
Par ailleurs, les enseignants ne sont pas les seules victimes. Bien souvent, les surveillants généraux, voire les directeurs d’établissements sont la cible des élèves en colère. «Les jeunes sont à fleur de peau. N’importe quelle remarque ou critique qu’on leur fait peut engendrer un acte de violence physique ou verbale. Ils ne se contrôlent plus et n’ont plus aucune considération pour le corps enseignant», souligne Mohamed, surveillant général dans un collège/lycée.
Toutefois ce qui révolte les enseignants c’est qu’aucune mesure n’est prise contre les élèves violents. «Personne ne veut mettre en péril l’avenir de ces jeunes, surtout que l’on est conscient que cette phase de violence peut être passagère. Tout ce qu’on peut faire au niveau de l’administration c’est d’organiser un conseil de discipline ou demander à l’élève en question de changer d’établissement», confie le directeur d’un lycée. Et de préciser : «C’est au gouvernement de prendre les mesures nécessaires. Notre situation est assez risquée comme cela».
Ce qu’il ne dit pas, c’est que les enseignants et l’administration craignent souvent les représailles des élèves sanctionnés. Une faiblesse dont profitent les jeunes.
Les enseignants en grève
Révoltés par les conditions dans lesquelles ils travaillent, les enseignants du secteur public ont organisé une grève le 12 février dernier pour protester contre l’état déplorable du secteur. 
«Il s’agit d’une action visant à attirer l’attention de l’opinion publique et du gouvernement sur la gravité de la situation du système éducatif et la manière dont le ministre de l’Éducation nationale gère les affaires de son département. Il est temps de dénoncer le manque criant de ressources humaines, la violence dans les établissements scolaires, et tous les problèmes que l’on connaît, mais que l’on occulte si bien», ont expliqué les représentants du syndicat national de l’enseignement (SNE).
Pour les syndicats, c’est l’enseignement dans son ensemble qui est malade et rend impossible tout travail digne et valable. Un avis partagé par un grand nombre d’enseignants. «Au lieu de nous blâmer pour le nombre de certificats médicaux qu’on dépose ou parce qu’on délaisse le public pour le secteur privé, il faut discuter des raisons de nos défaillances et y trouver les solutions adéquates. Si le secteur public était en bon état, nous ne l’aurions pas abandonné», fustige un professeur d’histoire/géographie.

Repères
·L’élève qui a poignardé son enseignant à Salé a été arrêté par la police la semaine dernière, après des mois de cavales.
·Une brigade de lutte contre la violence dans les établissements scolaires a été mise en place par le district d’Anfa dans la ville de Casablanca.
·La violence contre les enseignants touche plus d’écoles publiques que privées.

6)Le suicide :une agression envers soi-même.Un enseignant se tue à Sidi Benour.
أستاذ يشنق نفسه داخل فندق بسيدي بنور
علمت "كود" أن أستاذا وضع حدا لحياته شنقا، أمس الثلاثاء، بغرفة في فندق "المسافرين" بمدينة سيدي بنور.   وأفاد مصدر مطلع أن المعني بالأمر انتحر باستعمال حبل، مشيرا إلى أن الشرطة القضائية فتحت تحقيقا في الحادث، في حين تترد أخبار عن الأستاذ يعاني من مشاكل شخصية.

6)Une double agression :un enseignant empoignarde une employée d’agence de transfert d’argent et se suicide.
أستاذ يطعن موظفة وكالة مالية بسكين في رأسها ثم ينتحر
فلاش بريس - فلاش بريس
الثلاثاء 02 سبتمبر 2014 22:50
اهتزت مدينة مشرع بلقصيري، على جريمة شنيعة ذهب ضحيتها رجل تعليم بعدما هاجم موظفة بوكالة بنكية لتحويل الأموال وسدد لها عدة طعنات بسكين كان يحمله معه في الرأس وعلى مستوى البطن، حتى خارت قواها وتركها مدرجة في بركة من الدماء           
فيما أقدم المعلم على تسديد طعنات قاتلة إلى مختلف أنحاء جسده كانت كافية لوضع حد لحياته وهو على متن سيارة الإسعاف في الطريق إلى المستشفى الإقليمي بمدينة سيدي قاسم
وأكدت مصادر مطلعة أن المعلم البالغ 45 سنة وله طفلان، اقتحم الوكالة البنكية المتواجدة بشارع الجيش الملكي، فدخل في مشادات كلامية مع الموظفة، فاشتد غضبه واستل سكينا من جيبه ووجه لها عدة طعنات
ثم دخل المعتدي في حالة هيستيرية وانهال على جسده بنفس السكين الذي كان يحمله بيده حتى سقط هو الآخر مدرجا في دمائه

7) En France,une enseignante poignardée à mort par la mère d'une élève.
Une enseignante poignardée à mort à Albi par la mère d'une élève
Une institutrice de 34 ans a été poignardée à mort vendredi matin à Albi par la mère d'une élève qui a été immédiatement arrêtée et placée en garde à vue. Après expertise psychiatrique, celle-ci a été internée d'office.
Un drame à l'ouverture des classes
Les faits se sont produits vers 9h00 ce vendredi matin, à l'ouverture des classes de l'école Edouard Herriot. Ce groupe scolaire public est situé dans le quartier Lapanouse, près du Stadium municipal d'Albi. Une mère d'élève est entrée dans une classe de grande section de maternelle avec un couteau et a agressé l'institutrice. Selon le procureur de la république d'Albi, Claude Derens, "une maman est arrivée avec un couteau et a poignardé devant les enfants une enseignante âgée de 34 ans."  14 élèves étaient présents dans la classe à ce moment-là. Selon le procureur, "un témoin a entendu des cris et a vu que la mère de famille se trouvait très près de la maîtresse, puis l'instant d'après, a vu la jeune institutrice à genoux, se tenant le ventre, tandis que l'autre mère quittait les lieux avec son enfant". D'après les premiers éléments de l'enquête, cette femme voulait en découdre avec l'enseignante et avait apporté un couteau de cuisine avec une lame de 16 cm dans son sac à mains.
"Tu as mal parlé à ma fille"
Selon une source proche de l'enquête, la mère de famille aurait dit à l'institutrice : "tu as mal parlé à ma fille" avant de lui porter un seul coup de couteau au flanc. L'alerte a été donnée immédiatement et les secours ont été impuissants à ranimer l'institutrice. "Quand je suis arrivé sur les lieux, on essayait de la ranimer. Elle était en arrêt cardiaque dans sa classe", a précisé le procureur de la République. L'enseignante était mère de deux enfants en bas âge.
La mère de famille, âgée de 47 ans a été interpellée par les policiers, dans la rue à proximité de l'école. Elle marchait alors paisiblement dans la rue avec sa fille. Elle a été placée en garde à vue pour homicide volontaire avec préméditation. Elle a fait l'objet d'une expertise psychiatrique à son arrivée au commissariat d'Albi.
Un suivi des services de l'aide sociale à l'enfance
Maman isolée, d'origine étrangère, sans emploi, cette femme était suivie depuis environ deux ans par les services de l'aide sociale à l'enfance du Conseil général du Tarn. Elle était également soignée pour des problèmes psychiatriques. Sa fille, âgée de 6 ans. était scolarisée depuis un mois et demi à l'école Edouard Herriot, après plusieurs périodes de déscolarisation. Elle vivait précédemment chez un autre membre de sa famille en Espagne, avant que sa mère la récupère et la scolarise dans l'école située juste en face de son domicile. 
Après le drame, ce vendredi matin, cette petite fille a été prise en charge par les services sociaux. Elle pourrait être confiée dès ce soir à un membre de sa famille ou à une famille d'accueil, ou placée en foyer.
Une cellule de soutien psychologique ouverte
A l'école Edouard Herriot, la consternation règne après ce drame. Les enfants, les parents d'élèves et l'équipe enseignante sont tous sous le choc. Les parents ont été appelés très rapidement pour venir chercher leurs enfants. Une cellule de soutien psychologique a été immédiatement mise en place.
Le ministre de l'Education à Albi
Le président de la République, François Hollande, aexprimé vendredi sa "consternation" après ce "drame abominable". Le chef de l'Etat "a demandé au ministre de l'Education nationale" Benoît Hamon "de se rendre immédiatement sur place".
A Albi, Benoît Hamon a rendu hommage à l'enseignante décédée ce vendredi matin : "c'était une enseignante remarquable, louée par tous, ses collègues comme les parents". "C'est un acte odieux", a-t-il dit,"un meurtre, le meurtre d'une enseignante dans sa classe, devant les élèves, par une femme qui selon les premiers éléments de l'enquête semble
atteinte de troubles psychiatriques importants". Le ministre de l'éducation nationale a également souligné que les enfants présents au moment du drame ont été tout de suite pris en charge : "les enfants ont été pris en charge et éloignés par une autre enseignante à la minute où a eu lieu le drame."

L'état de la meurtrière présumée nécessite une hospitalisation
En fin d'après-midi, ce vendredi, le procureur de la République d'Albi, Claude Derens, a indiqué que l'état de la meurtrière présumée nécessitait une hospitalisation psychiatrique : "de façon immédiate, la mise en cause va être placée en milieu psychiatrique sous contrainte". Selon lui, cette décision fait suite à l'expertise menée ce vendredi par deux praticiens, au cours de laquelle la gardée à vue a tenu des "propos incohérents". Pour les médecins qui l'ont examinée, cette femme était au moment des faits sous l'emprise de "troubles mentaux sévères sous forme d'idées délirantes de persécution", qui ont aboli son discernement.
Le reportage de France 3 Tarn à Albi :


8)Aux Etats-Unis,une fusillade dans un lycée.Bilan : 12 lycéens et un professeur tués,24 personnes plus ou moins grièvement blessées.
Les Etats Unis en état de choc après la fusillade du lycée Columbine (1)
[ Les Texte , reporter , ne seront pas mit en totalité par manque de place ]
-La fusillade du lycée Columbine, le mardi 20 avril 1999, est la tuerie scolaire perpétrée par deux adolescents, Eric Harris et Dylan Klebold, avec des armes à feu à l'intérieur du lycée Columbine (Columbine High School, ou « lycée des ancolies »), situé près de la ville de Littleton dans le comté de Jefferson, dans l'État du Colorado, aux États-Unis. Douze lycéens et un professeur furent tués et vingt-quatre autres personnes furent plus ou moins grièvement blessées avant que Harris et Klebold ne se suicident, faisant de cet événement la fusillade écolière la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis jusqu'au 16 avril 2007. [ Voir Article Concernant cette Date ]  La fusillade de Columbine provoqua un très grand émoi aux États-Unis et créa une psychose sociale sur le terrorisme. Elle souleva de nombreux débats sur le contrôle des armes à feu, la sécurité dans les écoles, l'impact des jeux vidéo, de la musique et des films considérés comme violents aux États-Unis. De nombreux films ou livres mirent en scène ou s'inspirèrent du massacre de Columbine, notamment le documentaire Bowling for Columbine de Michael Moore et le film Elephant de Gus Van Sant.  [ Pour Information , au Etats-Unies , les armes étaient légal et pouvait étre acheter a partir de 15 ans avant de passer a 18 ans ]  Dès 1996, Eric Harris créa un site Web dont l'objectif initial était de diffuser des niveaux du jeu Doom, créés par lui et Klebold, mais le site devint rapidement une sorte de journal intime de Harris dans lequel celui-ci mettait en ligne ses sentiments envers ses camarades et ses amis. Au fil des mois, le ton devint plus violent et la méfiance de Harris envers la société plus évidente. Harris commença à publier des méthodes de fabrication d'explosifs. Lorsqu'en 1997 Harris publia sur son site des menaces de mort concernant une de ses connaissances, les parents de ce dernier portèrent plainte et une enquête fut ouverte. Michael Guerra, l'adjoint du shérif du comté, découvrit que Harris avait publié une liste des personnes à abattre en premier au lycée de Columbine, et que la teneur de ses propos était généralement d'une grande violence. L'idée de mourir ou de tuer ceux qui ne l'aimaient pas était clairement présente dans les écrits de l'adolescent .


9)Bombardement sauvage et sans répit  de Gaza par Israel.
Après le bombardement d'une école à Gaza, l'ONU condamne un « acte criminel »
Au moins dix Palestiniens ont été tués, dimanche 3 août, dans un bombardement ayant touché une école de l'ONU qui accueille des réfugiés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. SCÈNES DE CHAOS  Cette école, gérée par l'UNRWA [Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient], a été transformée en centre d'accueil pour environ 3 000 réfugiés, après le début de la guerre entre le Hamas et Israël le 8 juillet.  « Selon les premières informations, il y a de nombreux morts et blessés après un bombardement », a d'abord expliqué le porte-parole de l'organisation de l'ONU. Les journalistes sur place ont décrit des scènes de chaos, où les secouristes se démenaiennt comme ils pouvaient pour évacuer les blessés, au milieu de Gazaouis courant hors d'haleine dans les mares de sang avec des enfants dans les bras.  Un enfant appelle à l'aide dans les débris de l'école touchée par une frappe israélienne à Rafah, le 3 août. Puis dimanche soir, les Israéliens ont reconnu avoir tiré « à proximité » de ce secteur :  « L'armée israélienne a pris pour cible trois terroristes du Jihad islamique montés sur une moto à proximité d'une école de l'UNRWA à Rafah. Les forces de défense d'Israël examinent les conséquences qu'a eues cette frappe. » Dans un communiqué, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a par ailleurs déclaré, sans évoquer directement l'école bombardée : « Israël ne dirige pas son feu vers des civils et regrette toute attaque qui frappe des civils de manière non intentionnnelle ».  « CETTE FOLIE DOIT CESSER »  Se déclarant « très affecté », le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a qualifié ce bombardement de « nouvelle violation flagrante du droit humanitaire international » dans un communiqué où il a évoqué un « scandale » :  « C'est un scandale du point de vue moral et un acte criminel. Cette folie doit cesser. » Sans attribuer explicitement la responsabilité de l'attaque de Rafah à l'un ou l'autre camp, M. Ban a souligné que l'armée israélienne a été « à de nombreuses reprises informée de la localisation » des refuges de l'ONU, dont trois ont été touchés récemment par des bombardements meurtriers. Ces refuges « doivent être des zones sécurisées et non des zones de combats », a-t-il souligné.  Lire aussi les réactions : Gaza : la communauté internationale hausse le ton  Les Etats-Unis, principaux alliés d'Israël, se sont dits pour leur part « consternés » par un « bombardement honteux ». Le président français, François Hollande, a jugé « inadmissible » le bombardement de cette école et demandé que les responsables de cette action, qu'il n'a pas désignés, « répondent de leurs actes ».  Une trentaine de Palestiniens avaient déjà été tués dans des bombardements d'écoles de l'ONU, notamment à Beit Hanoun et à Jabaliya (nord), suscitant une vive émotion internationale et la condamnation des Nations unies. L'UNRWA avait ouvertement accusé Israël d'être à l'origine du drame de Jabaliya.  Lire aussi notre article : L'ONU accuse Israël de « défier délibérément » le droit international     1 712 Palestiniens tués depuis le 8 juillet Selon un bilan communiqué samedi soir par les secours palestiniens, 1 712 Palestiniens, très majoritairement des civils, ont été tués. Ce bilan augmente au fil des bombardements, mais aussi à mesure que les recherches découvrent de nouveaux corps sous les gravats. Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) avance un autre bilan, de 1439 tués. Parmi eux, au moins 852 civils, dont 252 enfants. Quelque 250 000 Palestiniens ont été déplacés par ce conflit, dont plus de 170 000 ont trouvé refuge dans l'un des 82 centres gérés par l'ONU. Côté israélien, 63 soldats et 3 civils ont été tués et 400 autres blessés. L'armée a annoncé avoir frappé plus de 4 000 « cibles » dans la bande de Gaza et a recensé environ 2 000 roquettes tirées sur Israël.  


Agression des Etats :
10)L’armée syrienne bombarde massivement avec des armes chimiques.
Syrie : l'armée accusée de bombardements massifs et d'attaques chimiques
Des opposants syriens accusent le régime Assad d'avoir utilisé des armes chimiques sur des zones tenues par les rebelles dans l'est de Damas lors de bombardements massifs menés mercredi 21 août. Plusieurs quartiers, notamment ceux d'Hammouriya, la Ghouta, Moudamiya, Zamalka et Arbin, sont visés par des tirs d'obus depuis l'aube. 
Le comité de coordination locale, une ONG présente sur place, affirme que plusieurs dizaines de cadavres présentant des signes de mort par inhalation de gaz toxiques ont été apportés dans des hôpitaux de campagne autour de la capitale.
PUPILLES DILATÉES, MEMBRES GLACÉS
"De nombreuses victimes sont des femmes et des enfants, a déclaré Bayan Baker, une infirmière d'un centre médical à une dizaine de kilomètres de Damas, citée par Reuters. Ils sont arrivés avec leurs pupilles dilatées, des membres glacés et de la mousse dans leur bouche".
Un opposant joint par le Guardian dans un hôpital du quartier de la Ghouta confirme que les victimes "suffoquent, leurs coeurs s'arrêtent, leurs yeux sont dilatés, leurs muscles tremblent". Le Bureau des médias de Damas, autre organisation d'opposition, affirme "qu'un nombre impressionnant de civils a été victime des gaz. Et ce nombre continue d'augmenter rapidement".
Des images et des vidéos diffusées par les opposants, qui n'ont pu être vérifiées indépendamment, montrent des dizaines de corps dans des morgues improvisées, sans traces de blessures apparentes.
Contacté par Le Monde.fr, Olivier Lepick, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), à Paris, a visionné les images :
"Au vu des symptômes et des tableaux cliniques, cela ressemble très fortement à une intoxication par un neurotoxique. Il y a l'absence de blessures physiques, les contractions musculaires, les secrétions pulmonaires par la bouche. S'il n'était question que de gaz lacrymogènes, il faudrait des doses faramineuses pour produire un tel résultat et des concentrations difficiles à réaliser hors d'un espace confiné ou un laboratoire. Au vu du grand nombre de morts, je ne penche pas pour un usage de gaz lacrymogènes."
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (l'OSDH), autre ONG basée à l'étranger, n'a pas confirmé dans un premier temps l'utilisation d'armes chimiques dans les attaques de mercredi. Elle affirme cependant que ces bombardements de grande ampleur ont tué plus d'une centaine de personnes, et que le bilan devrait encore augmenter dans la journée. Selon l'OSDH, il s'agit du bombardement le plus violent "depuis le début de la campagne militaire du régime"dans la région.
 L'OPPOSITION ÉVOQUE 1 300 MORTS
L'opposition syrienne a accusé la communauté internationale d'être complice, par son silence, de l'attaque "à l'arme chimique" perpétrée selon elle mercredi, et a avancé le chiffre de 1 300 morts. Lors d'une conférence de presse à Istanbul, George Sabra, un dirigeant de l'opposition syrienne, a en outre estimé que ce carnage avait porté un coup de grâce aux efforts internationaux pour trouver une issue politique au conflit qui a fait plus de 100 000 morts depuis mars 2011.
L'agence de presse officielle SANA a fermement démenti les accusations"d'utilisation d'armes chimiques dans la Ghouta". L'armée syrienne a parlé"d'allégations nulles et non avenues et totalament infondées".
La Coalition nationale de l'opposition syrienne n'a pas hésité à evoquer un"massacre" et demande "au Conseil de sécurité de l'ONU de tenir une réunion urgente pour assumer ses responsabilités". La Grande-Bretagne a affirmé qu'elle saisirait le Conseil sur cette question, alors que la France et la Ligue arabe, comme l'OSDH, ont demandé aux inspecteurs de l'ONU présents sur place de rendre le plus vite possible dans la zone bombardée.
Lire les réactions Soupçons d'attaque chimique en Syrie : Londres en appelle à l'ONU
ARRIVÉE D'UNE ÉQUIPE DE L'ONU
Des enquêteurs de l'ONU sont en effet arrivés, dimanche à Damas, pour obtenirdes preuves d'une possible utilisation d'armes chimiques dans la guerre civile. Son chef, Ake Sellstrom, a estimé qu'une enquête devait être menée sur l'attaque de mercredi, mais que son équipe ne pourrait le faire que si un pays le demandait officiellement à l'ONU.
Les forces de Bachar Al-Assad et les insurgés s'accusent mutuellement d'avoir eu recours à des armes chimiques, et plusieurs pays occidentaux, dont la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, sont parvenus à la conclusion que du gaz sarin avait été utilisé à plusieurs reprises en Syrie.
Retrouver  l'enquête des reporters du Monde sur l'emploi de gaz toxiques en Syrie
Au terme d'un accord laborieusement négocié pendant plusieurs semaines, l'équipe de l'ONU a finalement obtenu de pouvoir se rendre sur trois sites parmi les treize suspects dont les Nations unies ont été saisies. Sur chacun des sites, les inspecteurs ont pour consigne de prélever des échantillons, de recueillir des témoignages de victimes et du personnel médical. Mais le rapport final de la mission de l'ONU risque d'être décevant. Le mandat des inspecteurs se limite àdéterminer la présence ou non d'armes chimiques dans les incidents recensés, mais ne prévoit pas de désigner les responsables.

11)Des frappes américaines en Iraque :
Nouvelles frappes américaines contre l'Etat islamique en Irak
Pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes en 2011, les Etats-Unis se sont directement impliqués dans le conflit en Irak. Les forces américaines ont procédé vendredi 8 août à de nouvelles frappes aériennes contre l'Etat islamique (EI) dans le nord de l'Irak, qui menace le Kurdistan irakien et des milliers de chrétiens et de yézidis en fuite.
§  « D'énormes changements sur le terrain », selon l'armée irakienne
Une première frappe, menée par un drone, a « éliminé des terroristes » qui servaient un mortier. Puis, quatre chasseurs ont largué un total de huit bombes qui ont neutralisé un convoi et un mortier près d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, a expliqué le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby.
Le chef de l'armée irakienne a estimé que cet appui aérien allait permettre« d'énormes changements sur le terrain dans les prochaines heures ». « Les officiers de l'armée irakienne, les peshmergas [kurdes] et des experts américains travaillent ensemble pour déterminer les cibles », a-t-il expliqué, évoquant également des frappes américaines dans la région de Sinjar, à l'ouest de Mossoul, et des opérations prévues dans « des villes irakiennes contrôlées par l'EI ».
§  « Pas de date de fin », assurent les Etats-Unis
Barack Obama déclare ne pas exclure un usage élargi des frappes militaires en Irak pour aider à combattre les djihadistes mais demande d'abord aux dirigeants politiques irakiens de trouver une manière de travailler ensemble, dans une interview au New York Times publiée vendredi 8 août.
Lire : Obama : « Nous ne laisserons pas les djihadistes créer un califat en Syrie et en Irak »
La veille, le président Barack Obama avait annoncé avoir autorisé ces frappes aériennes contre les djihadistes pour éviter un « génocide ». « Le président n'a pas fixé de date spécifique de fin », a déclaré Josh Earnest, porte-parole de l'exécutif américain, précisant toutefois qu'« un conflit militaire prolongé impliquant les Etats-Unis » était exclu.
Vendredi soir, une porte-parole du département d'Etat a assuré que la décision prise par Barack Obama – vigoureux opposant à l'invasion de l'Irak en 2003 – était juridiquement inattaquable puisque les frappes sont menées à la demande du premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki.
§  Une journaliste kurde tuée dans des combats
Une journaliste kurde de l'agence de presse Firat a été tuée vendredi dans une attaque djihadiste dans le nord de l'Irak, a annoncé un de ses employeurs sur son site Internet. Deniz Firat a été touchée au cœur par un éclat d'obus lorsque des combattants de l'Etat islamique ont attaqué un camp près de la ville de Makhmour, où vivent les familles de membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes de Turquie).
Située à environ 280 km au nord de Bagdad, Makhmour fait partie des territoires attaqués ces derniers jours par les djihadistes qui mènent depuis le 9 juin une offensive en Irak. Ils se sont depuis emparés de pans entiers du territoire, et avancent désormais dans le nord, à la lisière de la région autonome du Kurdistan irakien. Selon des responsables kurdes, cette zone fait également partie de celles visées par les frappes américaines.
§  Des vivres parachutés aux réfugiés sur le mont Sinjar
Samedi matin, le Pentagone a annoncé un nouveau parachutage de vivres et d'eau aux « milliers d'Irakiens menacés par l'Etat islamique sur le mont Sinjar »,une zone désertique près de la frontière syrienne. « Maintenant que les frappes aériennes ont commencé, l'ONU en Irak prépare de toute urgence un corridor humanitaire pour permettre d'évacuer » les civils, a assuré vendredi Nickolaï Mladenov, le représentant spécial des Nations unies à Bagdad.
Les djihadistes sont entrés le week-end dernier dans la ville de Sinjar, où résidaient de nombreux yézidis, une minorité kurdophone persécutée par les islamistes, qui les considèrent comme des adorateurs du diable. Ils ont alors été jetés sur les routes.
Lire sur Big Browser : Obama, quatrième président américain consécutif à intervenir en Irak
§  La France prête à apporter son « soutien »
Dans un communiqué, François Hollande a salué les frappes américaines et affirmé que la France allait « examiner avec les Etats-Unis et l'ensemble de ses partenaires les actions qui pourraient être menées » afin d'apporter « tout le soutien nécessaire pour mettre un terme aux souffrances des populations civiles ».
La veille, la France avait confirmé être prête à apporter son « soutien » aux forces engagées pour bloquer l'offensive des combattants islamistes. Réuni en urgence à la demande de Paris, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à l'unanimité la communauté internationale à « soutenir le gouvernement et le peuple d'Irak et à faire tout ce qui est possible pour aider à soulager les souffrances de la population ».
§  Les avions commerciaux interdits de survol de l'Irak
A la suite de ces bombardements, l'Agence fédérale de l'aviation (FAA

12) Obama attaque les ennemis de l’Amérique avec des drones sans risquer la vie des citoyens américains.
Barack Obama, président des drones
De même que George W. Bush restera dans l'histoire comme le " président des guerres " de l'après-11-Septembre en Afghanistan et en Irak, Barack Obama pourrait passer à la postérité comme le " président des drones ", autrement dit le chef d'une guerre secrète, menée avec des armes que les Etats-Unis sont, parmi les grandes puissances, les seuls à posséder.
Rarement moment politique et innovation technologique auront si parfaitement correspondu : lorsque le président démocrate est élu en 2008 par des Américains las des conflits, il dispose d'un moyen tout neuf pour poursuivre, dans la plus grande discrétion, la lutte contre les "ennemis de l'Amérique" sans risquer la vie de citoyens de son pays : les drones.
L'utilisation militaire d'engins volants téléguidés par les Américains n'est pas nouvelle : pendant la guerre du Vietnam, des drones de reconnaissance avaient patrouillé. Mais l'armement de ces avions sans pilote à partir de 2001 en Afghanistan marque un changement d'époque. Au point que le tout premier Predator armé à avoir frappé des cibles après les attaques du 11-Septembre, immatriculé 3034, a aujourd'hui les honneurs du Musée de l'air et de l'espace, à Washington. Leur montée en puissance aura été fulgurante : alors que le Pentagone ne disposait que de 50 drones au début des années 2000, il en possède aujourd'hui près de 7 500. Dans l'US Air Force, un aéronef sur trois est sans pilote.
George W. Bush, artisan d'un large déploiement sur le terrain, utilisera modérément ces nouveaux engins létaux. Barack Obama y recourra six fois plus so...

13) Obama ,président de la guerre des drones,détient la liste des ennemis d’Amérique.
LA GUERRE DES DRONES
«Quand j’étais pilote dans l’Air Force, je larguais mes bombes sur les cibles qu’on m’indiquait, sans la moindre idée de ceux qui étaient dessous. Là, je vois leurs visages. Je peux les observer pendant des heures. Je les vois jouer avec leurs enfants, parler à leurs femmes. Et quand ils sont seuls, je n’ai aucun état d’âme à les pulvériser. » Cet opérateur manœuvre son drone à des milliers de kilomètres de l’Afghanistan et du ­Pakistan, depuis la base de Creech, dans le désert du Nevada, devant un écran qu’il appelle joliment « Kill TV ». « Ensuite, ajoute-t-il, je vois les corps qu’on relève dans les décombres. Je vois leurs femmes qui pleurent. Je les observe lorsqu’elles commencent leur deuil. Car mon travail ne s’arrête pas aux frappes. Je compte les morts, j’assiste aux enterrements. Croyez-moi, ça n’a rien d’une PlayStation. »
Tous ses collègues sont aussi d’anciens pilotes de chasse et non des « geeks » qui voudraient tuer pour de vrai, même si la guerre des drones ressemble étrangement à un jeu vidéo. Ils font partie de l’équipe de Roger. Roger n’est évidemment pas son vrai nom, ni même son prénom. Mais c’est comme ça qu’à Langley, en Virginie, au siège de la CIA, tout le monde appelle le directeur du centre de lutte antiterroriste depuis 2006. Roger est un des cadres les plus chevronnés de l’Agence, vétéran des missions dans les pires coins d’Afrique. Responsable pour la CIA du programme des drones à l’étranger, il est le fossoyeur d’Al-Qaïda. Son identité est si protégée que lorsqu’on interroge David Petraeus, le directeur de la CIA nous dit que « même la marque des cigarettes de Roger est classée secret-­défense ».
Le fossoyeur d'Al-Qaïda est converti à l'islam
C’est aussi Roger qui dirigea la traque de Ben Laden. Le plus étonnant est qu’il soit aussi converti à l’islam. Il fréquente peu les mosquées de Virginie ou de Washington. Dans le bureau qui lui sert parfois de chambre, tant il passe de temps en service, il n’y a aucun tapis de prière. Mais il lui arrive d’invoquer Allah à l’aide d’un chapelet pour que ses drones touchent la bonne personne, sans raser un village au passage. Que ceux d’en face prient le même dieu que lui ne l’a jamais arrêté. Au contraire, Roger a tué plus d’islamistes radicaux que tous les chrétiens de la CIA réunis : 1 900 en six ans. Lorsqu’il a pris ses fonctions à l’agence, il a posé les bases du durcissement des frappes. La CIA a d’abord cessé de prévenir les autorités pakistanaises avant chaque attaque. De trois en 2006, leur nombre est passé à trente-cinq en 2008 puis à cent dix-sept en 2010, l’année record.
Le 4 juin 2012, Roger est sur le pont. Le nouveau numéro deux d’Al-Qaïda, Abou Yahya al-Libi, a été repéré dans la localité de Mir Ali, au Nord-Waziristan. Il dort tranquillement au premier étage d’une maison en terre. A l’aube, un missile air-sol 114 Hellfire percute sa chambre à 1500 km/h. Le tir provient d’un drone Predator piloté depuis les Etats-Unis, qui navigue à 5 kilomètres de là. Il est si précis que deux pièces de la maison seulement sont pulvérisées et qu’on ne déplore qu’un seul blessé. Huit autres missiles ont été tirés la veille, avec des dommages collatéraux beaucoup plus lourds. On parle de 15 innocents tués. Abou Yahya savait qu’il allait mourir de cette manière, mais peut-être pas pendant son sommeil. Un jour, alors qu’il gravissait à pied, avec un groupe de militants, les cols enneigés qui mènent à la frontière afghane, il s’était fait prophétique. S’il avait pris le risque de s’aventurer hors de son sanctuaire pakistanais, c’était pour convaincre les talibans de la province de Khost de continuer le combat. Car, contrairement aux arrogants combattants arabes engagés dans Al-Qaïda, ce Libyen charismatique, poète à ses heures, savait séduire les tribus pachtounes par sa simplicité, sa gentillesse et ses prêches éloquents.
En marchant dans les montagnes, Abou Yahya avait parfaitement conscience d’être une cible. « Quelque chose ne va pas ? » lui demande un compagnon. « Rien de grave, répond-il. Je me disais juste que je ne voudrais pas mourir aux mains des Pakistanais ou d’un soldat afghan. Si je dois périr en martyr, je veux être tué par le feu du pire ennemi de l’islam, les Etats-Unis. »
Huit fois plus de tirs en un an de présidence d'Obama que pendant le règne de Bush
C’est Barack Obama lui-même qui a donné son feu vert pour exaucer les vœux d’Abou Yahya. Le président américain approuve toutes les frappes. La disparition de celui qui s’est hissé au rang de numéro deux d’Al-Qaïda depuis la mort de Ben Laden est une grande victoire. A part Ayman al-Zawahiri, le successeur de Ben Laden, il ne reste plus aucun chef terroriste d’envergure dans la nature. Onze ans après le 11 septembre, Al-Qaïda est pratiquement morte. Obama n’était pas préparé pour cautionner un tel carnage : huit fois plus de missiles tirés en un an de sa présidence que pendant tout le règne de George Bush. C’est beaucoup pour quelqu’un qui, jeune sénateur de l’Illinois, se faisait connaître en 2004 comme un opposant farouche à l’intervention armée en Irak. Il fut élu en partie pour corriger les excès de la lutte contre le terrorisme livrée par Bush, pour la rendre compatible avec les valeurs américaines.
« Nous venons d’abolir la torture. Ce n’est pas rien ! » se réjouissait-il le jour de son installation à la Maison-Blanche. Il n’avait alors pas conscience qu’il était à la tête d’une machine de guerre capable de frapper partout sur la planète, avec les drones comme fer de lance. Pour l’aider à naviguer dans les méandres du contre-terrorisme, deux personnages atypiques sont venus l’épauler. James « Hoss » Cartwright, d’abord. Obama apprécie l’habileté de cet ex-général des marines à museler les plus va-t-en-guerre de l’armée, ceux qui voudraient profiter de l’immense avantage des drones pour raser un pays ou étendre la lutte hors du périmètre des ennemis directs de l’Amérique. La mentalité « carpet bombing » n’a, hélas, pas disparu au Pentagone. Le second s’appelle John Brennan. Avec ses cheveux courts et sa carrure, il a davantage un profil d’ancien flic. David Axelrod, ami et proche conseiller d’Obama, dit de lui : « Je dors mieux quand je sais qu’il ne dort pas. »
L’apprentissage est rude ; les états d’âme du président, nombreux. La première frappe qu’il autorise est une catastrophe. Elle a lieu la semaine de son investiture, dans les zones tribales du Pakistan. Il faut se rendre à l’évidence. Sous les ruines fumantes du village de Karez Kot, il n’y aucun terroriste mais toute une famille : 19 morts. La bavure fait la une des journaux. Au Pakistan, la colère est à son comble. Néophyte en matière de terrorisme, peu rompu à la culture militaire, Obama découvre avec stupeur que la cible du missile n’était pas formellement identifiée. La CIA utilise en effet des « frappes signées », un concept introduit par le fameux Roger. Il s’agit d’attaques lancées contre des individus en fonction de leur comportement, sans savoir qui ils sont. Auparavant, la CIA se limitait à cibler des « personnalités » ou des « individus d’intérêt » dont on se devait de connaître l’identité. Les frappes signées portent un autre nom, le « meurtre de foule ». L’expression glace le président. Ce côté « Tuez les tous, Allah reconnaîtra les siens » heurte ses convictions humanistes et sa mentalité d’homme de loi.
62% des Américains approuvent les frappes
Cependant, Obama se fait vite une raison. John Brennan explique la conversion en « guerrier des drones » de son président pacifiste, nommé un peu vite Nobel de la paix, en disant qu’« il préfère s’attaquer aux terroristes avec un scalpel plutôt qu’avec un marteau ». Obama fait un premier constat. La CIA a tué la plupart des individus qu’elle avait sur sa liste sans avoir la certitude qu’ils se trouvaient à l’endroit de la frappe. Cela ne veut pas dire qu’il va généraliser cette pratique, l’étendre à la Somalie et au Yémen. Car, inversement, le président sait aussi que les frappes des drones sont devenues l’argument numéro un du recrutement d’Al-Qaïda, loin devant Guantanamo et la présence militaire occidentale en Afghanistan. Passer pour un justicier dans son pays ou un criminel aux yeux des musulmans, la marge est souvent étroite, tributaire d’un renseignement erroné. Partout, les drones catalysent le sentiment anti-américain. Ils ont beau être l’arme la plus précise de l’Histoire, cela reste une guerre, et la guerre n’est jamais propre.
Pourtant, avec eux, la guerre semble redevenue facile. Finis, les déploiements ruineux, les occupations sanglantes et interminables qui placent le président à la merci d’une opinion publique fluctuante. Cela fait longtemps que la guerre n’avait pas été si populaire : 62 % d’Américains approuvent les frappes. En cette année électorale, ça compte. L’armée américaine et les agences de renseignements ont mis les bouchées doubles pour fabriquer les drones. Il y en aurait 7 000 aux Etats-Unis. Certains pèsent quelques grammes ; d’autres, plusieurs tonnes. Le corps des marines a même conçu un hélicoptère drone, le K-Max. Plusieurs constructeurs s’inspirent du vol des oiseaux pour économiser l’énergie. La société AeroVironment, basée en Californie, a produit pour le compte du Pentagone un drone espion de 16,5 centimètres et 18,7 grammes, réplique d’un colibri, équipé d’une caméra. Pour l’Air Force, elle développe le Wasp (la guêpe), drone de 6 kilos doté d’un GPS et d’un système de navigation autonome. Les drones ont largement débordé des cadres de l’armée. Ils sont utilisés par la police dans la lutte contre les narcotrafiquants, mais aussi dans le sauvetage, pour les recherches à la suite d’ouragans. Même si l’usage des drones préfigure une révolution dans le futur, c’est sa version militaire qui fait le plus polémique.
Au Pakistan, les frappes sont si fréquentes que Cameron Munter, l’ambassadeur américain dans le pays, déplore qu’elles soient l’unique moteur de la politique américaine dans la région. « Mon job principal, c’est de tuer des gens », reconnaît-il dans un langage bien peu diplomatique. Au-delà des frappes, et malgré les principes moraux qu’il professe, Obama a subtilement revisité l’arsenal juridique à sa disposition pour se donner la marge de manœuvre la plus large possible. Quelques mots changés dans la loi, et le travail peut continuer…
«Si les Etats-Unis ont la certitude que Ben Laden se trouve quelque part, nous interviendrons », avait promis Obama avant d’être élu. Il a tenu parole. Et ne s’est pas arrêté à Ben Laden… Rien que pour le Yémen, où est implantée une des branches d’Al-Qaïda les plus déterminées à frapper l’Amérique, Obama a la liste de dix-sept suspects avec le mot « Wanted » sous la photo. Ces hommes et ces femmes sont parfois très jeunes. Deux filles sont même mineures, ce qui a fait bondir le président lorsqu’il a vu la première fois le visage des anges de la terreur. « S’ils commencent à utiliser des enfants, où va-t-on ? » s’est-il exclamé. Obama a le choix : les arrêter ou les tuer. Mais, tel un shérif du Far West à la gâchette facile, il opte presque tout le temps pour la seconde solution. Il a toujours ses états d’âme. A un pasteur de Chicago, il aurait confié récemment que certaines facettes de son métier lui étaient « insupportables ». Mais quand il s’agit d’autoriser une frappe, il n’hésite pas. Le général James Cartwright trouve qu’il prend presque des accents de George Bush lorsqu’il demande par exemple, au sujet d’Anwar al-Alwaki : « Avez-vous tout ce dont vous avez besoin pour abattre ce type ? » En septembre 2011, il autorise un drone à tuer ce terroriste qui est aussi un compatriote. Tuer un Américain avec son fils et sa famille, en violation du territoire d’un autre pays, jamais Bush n’était allé aussi loin.

Vidéos :
Institutrice poignardée et tuée- Albi
Les Etats Unis en état de choc après la fusillade du lycée Columbine
لحظة إصابة نبيل بنعبدالله بحجر طائش بأسا
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Casablanca,le 06-9-2014 – 2h – Réalisé en 3 jours.
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De l'agression des enseignants à celle des ministres: tout le monde est dans la ligne de mire des agresseurs Reviewed by موقع الأستاذ on 3:44 م Rating: 5 De l'agression des enseignants à celle des ministres: tout le monde est dans la ligne de mire...

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